• Rencontre avec Teva Teriitemoehaa, responsable restauration au Méridien Tahiti
08/04/2005





Teva Teriitemoehaa, 38 ans, travaille pour le Méridien Tahiti depuis avril 1998.
Il occupe aujourd'hui le poste de responsable restauration et gère au quotidien un peu plus de soixante dix personnes réparties dans différents services. Teva nous fait découvrir son métier pour lequel il voue une grande passion.

Peux tu nous présenter ton parcours ?

Teva Teriitemoehaa : J'ai un parcours diversifié, j'ai, comme on dit habituellement, "appris sur le tas" et complété mon savoir avec diverses formations. J'ai commencé à l'hôtel du Taharaa en 1984 comme serveur au bar de la piscine puis, grâce à ma soif de découvrir et d'apprendre, je suis passé chef de bar sans avoir suivi de formation. Lorsque la chaîne hôtellière Hyatt a repris la gestion du Taharaa, j'ai pu suivre des formations sur le management. Puis, suite à la fermeture de l'hôtel, j'ai travaillé au Royal Papeete, ensuite au Roll's qui est un établissement de nuit, j'ai d'ailleurs été élu meilleur barman en 1991. Ensuite j'ai travaillé au restaurant de l'Aremiti avant de rentrer au Beachcomber, pour lequel j'ai oeuvré pendant 5 ans avant d'intégrer le Méridien, et ce depuis 7 ans.

En quoi consiste ton travail ?

TT : En tant que responsable de la restauration, je supervise les restaurants, les bars, la cuisine, le room service, les animations (activité autour de la piscine, ping-pong, kayak etc…), les banquets, disons que je suis le lien entre la clientèle et le personnel hôtelier.
Mais attention je ne suis pas tout seul, je suis aidé dans ma tâche par un assistant et les chefs de service qui sont sous ma responsabilité.
Toutes ces personnes gèrent le planning de leur service et font appel à moi lorsqu'il y a des problèmes ou des modifications. Enfin, chaque semaine, nous avons des réunions afin de voir ce qui va ou ne va pas et ce qui il y a à améliorer. Ce qui est primordial dans mon métier, c'est de savoir déléguer, il faut avoir confiance et ne pas avoir peur de déléguer, si on ne le fait pas, on ne s'en sort pas.
Je travaille aussi en collaboration avec le service financier et l'économat, en ce qui concerne les achats, la mise en place des nouveaux tarifs, des nouvelles cartes que nous proposerons à la clientèle.
Mon travail ne se cantonne pas qu'à la restauration, je m'occupe en outre de la mise en place des animations musicales et de l'organisation des banquets.

Quelles sont d'après toi, les qualités requises pour faire carrière dans l'hôtellerie ?

TT: Sourire, être disponible et à l'écoute des gens, si l'on ne possède pas cela, ce n'est pas la peine de s'orienter dans cette branche. Il faut croire en soi et avoir l'esprit d'équipe. Je compare souvent le métier que l'on fait au théâtre : il y a les coulisses et la scène, si cela se passe mal en coulisse, la pièce ne sera pas bonne.
Les élèves du lycée hôtelier font de temps à autres des extras chez nous et je vois de suite, au premier coup d'œil, ceux qui sont fait pour ce métier et qui ont un avenir dans cette profession.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce métier ?

TT: Concernant les avantages, les échanges et les rencontres que l'on fait dans le cadre de ma profession, sont pour ma part primordiaux. Si on aime donner, on est servi, c'est un plaisir de satisfaire un client, on est amené à connaître du monde, beaucoup de personnalités intéressantes avec lesquelles on échange nos coutumes notre langue. Parfois c'est assez dur, il faut savoir prendre sur soi, car l'on ne se lève pas forcement tous les matins de bonne humeur et l'on peut tomber sur des clients difficiles à satisfaire.
Comme dans tout métier, il y a une règle d'or à ne pas enfreindre : laisser ses problèmes aux vestiaires.
On nous offre l'avantage de partir travailler à l'étranger dans d'autres Méridien, pour des stages. On peut aussi être muté ailleurs, ce qui est très bon pour l'expérience. Mais pour ma part je suis trop amoureux de mon pays pour partir.

En tant que professionnel, quel regard portes-tu sur le service en Polynésie ?

TT: La main d'œuvre est chère et pas toujours très pro, mais ceci est contrebalancé par le sens de l'accueil inné que tous Polynésiens possèdent. Mais je dois dire que l'on va vers de plus en plus de professionnalisme avec les cours qui sont dispensés au lycée hôtelier. Les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, sont quasiment opérationnels, d'autant plus que beaucoup ont fait des extras chez nous et connaissent déjà la maison et son fonctionnement. A ce titre, je conseillerais aux jeunes qui veulent se lancer dans cette filière, de rentrer au lycée hôtelier et de faire des extras, car rien ne vaut la pratique.


 

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